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Low 2018: Quand René Djedjmel Diby honore la tradition

En pays Adioukrou, la fête du Low symbolise la majorité des jeunes hommes. En effet, quand ils atteignent un âge compris entre 18 et 25 ans, les jeunes garçons  adioukrou sont considérés comme des hommes, et ont maintenant le droit d’appartenir à une classe d’âge. Durant des semaines entières, les aspirants se préparent pour leur grande initiation. Comment les reconnaître ? Ils ont un style atypique… effectivement des mois avant la fête, ils commencent à laisser leur cheveux pousser. Ils sont tressés, maquillés… bref cette fête est aussi une symbolique de joie.

Il y a de cela plus de 50 ans, mon père était l’un de ces jeunes gens. De sa génération, ils étaient 600 jeunes à vivre cette initiation. Aujourd’hui un cycle est passé, près plus d’un demi-siècle plus tard leur génération est revenue les retrouver, les invitant à revivre encore une fois cette initiation d’il y a un demi-siècle. Sur 600 jeunes à l’époque, aujourd’hui les congénères de mon père sont au nombre de 22.

Célébrer le Low une deuxième fois est pour les adioukrou une célébration de la vie, car ayant eu la grâce de vivre assez longtemps.   Mon papa a eu la grâce de vivre si longtemps, et même si chez les adioukrou ceci est un accomplissement de vie, nous espérons et prions pour qu’il vive encore de très belles années, car papa est l’âme de notre famille.

Durant donc des mois, nous l’avons assisté dans la préparation de cette célébration. Papa avait laissé pousser ses cheveux, se tressait… il a suivi la tradition et nous avons été fiers de montrer à tous qu’on a un père original et ambassadeur de sa culture.

La semaine dernière a été une semaine longue et festive. Le jeudi, jour de parade de mon père, il était entouré de ses enfants, petits-enfants, amis … sous des chants de joie, papa a sillonné les rues de Lopou, son village. Habillé en ablacon, il était beau mon papa… en témoignent les photos qui accompagnent ces mots.

Le samedi, à eu lieu le jour de la cérémonie traditionnelle avec les deux tranches d’âges, les jeunes, et les ainés. Je n’y ai pas assisté, c’est la pure tradition, on parle de bois sacré, de machette….

Le dimanche fut la journée d’apothéose. Nous avons réunis amis et familles autour de notre patriarche, nous avons célébré, dansé, partagé, nous avons, comme le veut la tradition, honoré notre papa.

Je suis tellement heureuse de pouvoir vivre ce genre de tradition… je suis si fière de dire que je suis une Ouattara de Lopou ! Et je remercie le seigneur pour chaque membre de ma famille, pour la santé, la vie, l’amour… mon plus gros trésor sur cette terre, c’est cette famille, source inépuisable de bonheur. Vive la famille, vive René DJEDJMEL DIBY.

Lors de la célébration du dimanche, j’ai pris plaisir à prêter ma plume à mes neveux, afin d’exprimer des mots à notre père, grand-père,oncle, époux… Je vous partage ici ces quelques mots qui définisse cet homme.

 

“Ce qui fait la particularité de mon grand-père, c’est la beauté de son cœur

J’avoue, il est aussi très beau, le temps qui passe semble avoir pour mission de le sublimer jour après jour

Mon grand-père est un héros,

Un héros national et une fierté familiale

Papi ne sait pas dire je t’aime mais il a toujours su aimer sans condition

Il nous aime, moi et mes cousins, nous avons un papi qu’on échangerait pour rien

En ce jour de célébration

En cette belle journée où nous célébrons la vie de notre cher papi, je vous invite à observer une minute d’applaudissements, de cris de joie et de remerciements à Dieu pour la grâce qu’il donne à cet homme si merveilleux.

Je ne vous prendrai pas plus de temps, je finirai en disant à papi qu’on est fier de lui et qu’on l’aime”  

 

 

 

3 Générations, maman, ma nièce et moi

A force de célébration au village j’ai l’art de bien recevoir 🙂

Nos parents

Une partie de la famille

             

 

La plus grande richesse d’un homme, c’est bien la famille !

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