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Maria de Jésus, jeune, ambitieuse et maman

Depuis le lycée, j’ai vu des amies devenir maman. J’ai toujours admirée ces filles qui avaient le courage de porter la vie malgré les difficultés et qui avaient la force de devenir maman sans y être forcément préparées. Au fond comment se prépare t-on à être un bon parent? Etre maman, être une jeune femme en pleine construction de soi et à la poursuite de ses rêves, concilier toutes ces casquettes… voilà ce que fait notre invité du jour. Elle est jeune, brillante, engagée et elle est maman, Maria nous parle de sa grossesse et de sa vie de maman et répondant à 5 questions. 

1- Quelles sont les premières choses auxquels on pense quand on est jeune, sous couvert des parents… et qu’on apprend qu’on sera maman ?

La première chose à laquelle j’ai pensé lorsque j’ai su que j’étais enceinte était mon avenir . Je venais d’ être sélectionné pour la deuxième phase du processus de sélection d’une bourse d’études lorsque j’ai su que j’étais enceinte.
Après je me disais que je me suis dit que mes parents seraient un peu déçu mais bon ils connaissaient mon fiancé donc il n’y a pas eu mort d’homme.

2- Neuf (9) mois de grossesse, si tu devais décrire  ces mois par trimestre que dirais tu ? ( peur angoisse joie…)

La peur pour le premier trimestre. J’ai découvert que j’avais des fibromes mal placés.
La joie et la motivation pour le second trimestre. Durant ce trimestre , les symptômes de grossesse disparaissaient petit à petit . C’est la période durant laquelle j’ai fais plus de conférences et d’activité.
La peur . Je ne sais pas pourquoi mais j’ai eu super peur durant le 3 e trimestre. L’idée d’accoucher était terrifiante. La peur a été encore plus instance lorsque le gynécologue m’a dit qu’on devait programmer une césarienne. Durant cette période mon fiancé et ma famille m’ont soutenu moralement en me rassurant. Il y a eu aussi la prière .

3- Que peux tu dire de l’accouchement par césarienne?

Si c’était un choix , je ne l’aurai pas fait. Mais c’était pour une raison médicale. Lorsque tu accouches par césarienne c’est comme si tu étais un bébé . On doit prendre soin de toi . La césarienne n’est pas douloureuse à cause de l’anesthésie mais lorsque l’anesthésie finit bonjour les douleurs. Tu as mal lorsque tu tousses, éternue, tu t’assois, tu te lèves. La convalescence et le degré de douleur varie d’une femme a une autre . Moi j’ai eu mal pendant 2 semaines mais j’ai une cousine qui s’est senti bien après sa période d’hospitalisation.
Après il faut faire attention à la cicatrice. Il ne faut pas soulever les choses lourdes . Il faut faire beaucoup attention.

4-Aujourd’hui maman, quels sont tes challenges et tes projets?

Mon plus gros challenge est de prendre soin de mon bébé . Étant donné que ma mère n’est pas présente physiquement ici , c’est un peu difficile. C’est nouveau. Il y a beaucoup de choses à apprendre. Mais ma belle mère et elle me coachs à distance . J’ai aussi mes tantes qui viennent me voir et qui me donnent des conseils.
Mon second challenge est au niveau psychologique. J’avoue que j’arrive pas à me sentir bien dans mon nouveau corps. J’aime bien mes fesses (rire) mais je me trouve un peu grosse .
Côté projet, j’ai repris mes études. Et je compte continuer d’être engagée sur le volet de l’ONG . Il y a aussi Entr’El et plusieurs autres projets. J’essaie de faire en sorte que ma fille intègre mon programme et non le contraire. Au début je l’allaitais exclusivement donc j’allais avec elle dans mes activités ou réunions mais maintenant j’ai intégré le biberon , c’est plus flexible.

5- Si tu étais devant une foule de femme et de jeune femme mère? Qu’elles soient en couple ou seules, quel message leur donnerais tu ?

Il n’y a pas de mère parfaite. 
Il faut qu’elle n’abandonne pas leur rêve .
Un couple change après un bébé . Il faut faire en sorte que bébé s’adapte à la vie du couple et non le contraire.
 J’essaie de faire en sorte que ma fille intègre mon programme et non le contraire.
 

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